Page précédente : FAQ Etude de
cas Page suivante : FAQ orientation des étudiants après le BTS
Comment choisir son école de communication ?
Il existe cinq principaux critères pour choisir une école :
- l'appartenance de ses professeurs au " réseau ".
Ces professeurs enseignent depuis longtemps dans plusieurs écoles parallèlement (3, 4 écoles ou, plus), ils exercent (pour les
matières professionnelles) en entreprise (ou ont exercé), et ils peuvent être membres du jury (ou l'ont été). En général, ils se connaissent tous, et forment en quelque sorte, " une grande équipe !
"
N'hésitez pas à demander les résultats de chaque professeur dans sa matière (sur plusieurs années). N'hésitez pas non plus à demander le rythme des entraînements des professeurs.
Votre choix doit être guidé par le souci de trouver parmi les professeurs des matières professionnelles des personnes de métier disposant d'une solide
expérience du terrain.
- l'organisation des études
Le nombre d'heures doit être adapté au Référentiel (1000 heures/an). Les BTS blancs
sont obligatoires (2 par an au minimum). On estime le nombre de devoirs sur table à 2 voire 3 par matière/professeur et par semestre (4 minimum par an). L'école doit faire la chasse aux
absences récurrentes. C'est indispensable.
- le coût des études
Ce coût varie, pour la plupart des écoles privées hors contrat, entre 4000 et 6000 €
- l'ambiance dégagée par l'école
L'école assure-t-elle une certaine proximité avec ses étudiants ? Le climat est-il familial ou, au contraire plutôt du style lycée, grande école
ou fac ? Une école qui est capable de proposer des systèmes pédagogiques sur mesure, en fonction des motivations ou problèmes spécifiques de certains étudiants, est une bonne chose.
La direction et les professeurs excercent-ils un contrôle régulier du suivi des études de chaque étudiant ?
- l'environnement
Cela concerne principalement les salles de classes (sont-elles spacieuses et bien équipées ?), les espaces conviviaux : cafétérias, bibliothèques, cour intérieure...
Alors, vous allez me dire : " qu'en est-il du critère " résultat" dont vous ne parlez pas ?
Le critère résultat ne peut entrer en ligne de compte car, il n'a en soi, aucune signification réelle. Il
faut démystifier ce critère. Et, en particulier quand ce critère fait apparaître des résultats qui oscillent, pour un même établissement, entre 95 et 100% chaque année ! Cherchez
l'erreur ! Vous l'avez deviné ?
Il faut savoir que les résultats d'un centre de formation dépendent, essentiellement, de la politique de recrutement et, non directement, de la qualité de
l'enseignement. Si les méthodes d'enseignement participent évidemment à l'amélioration des résultats, elles ne sauraient se substituer à la stratégie commerciale d'une école donnant ou pas,
la priorité aux chiffres de la réussite.
Une école qui vise un large recrutement afin d'amortir ses frais de fonctionnement et de permettre d'obtenir un coût d'études par élève compétitif, ne peut, en aucune manière être trop sélective au
risque de ne plus disposer suffisamment d'élèves dans ses différentes sections. Par conséquent, elle peut (hélas, sans doute, pour beaucoup de professeurs que nous sommes) recruter des élèves qui
ne sont pas à niveau. Elle peut même accepter des élèves (disons, très moyens !) en 2ème année !
Si l'objectif dominant est de "ratisser large", il est aussi celui de donner LA CHANCE au plus grand
nombre. Pourquoi pas ? N'est-ce pas méritoire ? Dans ces conditions, vous comprendrez que les résultats s'en ressentiront. Difficile à faire du score !
Malgré tout, les élèves qui travaillent régulièrement et, quelle que soit l'école réussiront toujours. Ce système s'apparente à celui de la fac.
En revanche, une école qui veut faire du résultat à tout prix (entre 95 et 100%), procédera à une sélection rigoureuse de ses élèves. C'est la démarche des lycées et de certaines écoles privées (au
risque d'avoir des effectifs parfois trop réduits). C'est évidemment leur droit légitime de choisir les élèves. La méthode classique ? C'est celle d'ouvrir par exemple, 2 classes de 1ère année et 1
petite classe de 2ème année. La politique est de ne garder que les meilleurs ! Les étudiants sont sélectionnés, à leur inscription, sur leur carnet scolaire. Certains élèves peuvent ne pas être
présentés à l'examen si leur niveau est trop faible (moins de 10). Ainsi, l'établisement se donne-t-il les moyens de parvenir aux objectifs qu'il a lui-même définis dans sa politique
commerciale alors que beaucoup d'écoles, volontairement plus tolérantes sur le niveau de leurs élèves (elles présenteront tous leurs élèves à l'examen, sauf cas rarissime !) n'obtiendront
que des taux de réussite relativement bas (entre 25 et 45% ) en sachant que la moyenne nationale tourne autour de 53%. Est-ce méritoire ?
En outre, l'aspect simplement numérique compte aussi pour beaucoup. Une classe de 8 à 10 élèves triés sur le volet aura toutes les chances d'obtenir 100% par rapport à une classe de 40 (avec
des étudiants également sélectionnés) qui n'obtiendra que 75 ou 80 % (toutes conditions de travail et de motivation étant égales par ailleurs).
En ce sens, les critiques que l'on peut faire sur certaines écoles privées sont délirantes et sans aucun fondement.
Un bon élève a autant de chances de réussir son BTS Communication à l'ICOGES, SUP de COM,
l'EPPREP ou à PLUS VALUES qu'à
l'ESP ou à SUP de PUB ! Encore faut-il que l'élève veuille travailler et fasse les devoirs
qui lui sont demandés. On ne peut pas faire réussir un étudiant qui n'a pas faim et néglige ses études.
Le taux de réussite du BTS CE préparé à l' ICOGES a été de 65% en 2008 et 50% en 2009 (pour la formation initiale) contre 55% en 2007 et
50% en 2006. Ce taux est de 60 à 80% depuis plusieurs années pour le CEFP (pôle alternance de l'ICOGES). Il en est de même à
l'EPPREP qui a pu enregistrer un taux de 65% en 2008 (50% en 2009). Il n'y a pourtant pas de sélection majeure
dans ces établissements mais, il existe un bon encadrement pédagogique (avec des progrès sensibles depuis deux ans), et des professeurs venant du monde professionnel qui coachent le mieux possible
leurs élèves !
Conseils :
Si vous avez un très bon carnet scolaire et que votre budget est modeste, tentez les lycées publics ou privés. Vous devrez accepter la discipline administrative et la rigueur dans votre travail (il
y a de bons lycées comme Jacques Brel à la Courneuve ou le lycée Bessières).
Si vos notes sont
plus moyennes, vous pouvez vous inscrire (avec un budget entre 3700 et 4500 €) dans une bonne école de communication ou de commerce préparant le BTS. Vous pouvez évidemment vous inscrire dans
ces écoles si vous disposez d'un bon carnet scolaire ! A l'ICOGES, au moins 35 % des élèves (60% à l'EPPREP)
pourraient s'inscrire dans les meilleurs lycées ! Mais attention ! Si les classes sont surchargées et si le recrutement est trop ouvert, ces écoles n'obtiendront pas 100% !!! Le miracle n'existe
pas !
Il est nécesaire de rappeler que la réussite d'un étudiant ne dépend pas seulement de l'organisation de l'école et de la qualité des enseignants mais,
surtout (dans plus de 50% des cas) de sa motivation et de son travail ! Les "professeurs trop forts" (rires...) comme on le voit parfois sur certains sites BTS, n'existent pas ! Il y a
ceux qui entraînent correctement leurs élèves (parfois au-delà des cours) et ceux qui se contentent d'appliquer le programme minimum si on peut dire. Un élève sérieux peut réussir avec toutes les
écoles s'il se donne comme réelle ambition celle de réussir ! Il n'y a pas de doutes la-dessus !
Faire toujours valoir un taux de réussite maximal est une mascarade cachant une vérité qui doit trouver sa source dans la stratégie d'une école.
Ne vous polarisez donc pas, en priorité, sur ce taux mais, plutôt sur les méthodes d'enseignement, l'encadrement, l'organisation des contrôles
continus et BTS blancs, les condtitions sanitaires aussi (qui ne sont pas à écarter...)
Page précédente : FAQ Etude de
cas Page suivante : FAQ orientation des étudiants
Mise à jour : le 15/11/2009
Derniers Commentaires