Foire aux questions sur la pratique de l'étude de cas (F.A.Q.)
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12 Questions/réponses sur la pratique de l'étude de cas à l'examen
du BTS ou du Deescom
1- Si nous suivons le plan d'étude de cas, nous savons qu'il faut effectuer 4 tableaux.
Est-ce toujours le cas ?
Non ! Tout dépend de ce qui vous est demandé.
Il faut, chaque fois, adapter le système à la
situation. Si le problème posé concerne une collectivité
territoriale, vous aurez 3 tableaux (1
pour le marché des collectivités environnantes, 1 pour la
collectivité étudiée et 1 pour le
tableau "perspectives freins"). Si le problème est relatif
à une démarche corporate d'entreprise
(prenons comme exemple l'ensemble des produits du groupe
Danone), vous aurez deux
tableaux essentiels : 1 tableau pour
le groupe Danone et un autre pour les "perspectives freins"
(tableau dans lequel vous pourrez
faire référence au marché). C'est à vous de bien percevoir
l'utilité de présentation de tel ou
tel tableau. Dans une stratégie commerciale classique où vous
devez mettre en avant 1 produit en
particulier, vous aurez 4 tableaux à effectuer.
2- Cette méthode complète des " 4 tableaux " est-elle obligatoire ?
Cette méthode n'est pas obligatoire, pas plus qu'une autre, d'ailleurs. Il n'y a pas de méthode
"stalinienne" ! Vous pouvez, bien entendu, résumer les différents points dominants
dans un tableau unique pourvu qu'ils y soient tous ! Le système des tableaux a le mérite
de bien mettre en valeur les grands "vecteurs" que sont le marché, l'entreprise, le produit, ainsi
que les perspectives/freins dégageant la situation par rapport au futur. L'approche n'est pas
plus longue. Elle donne une vue plus professionnelle à votre bilan en privilégiant la clarté.
3- Quels sont les points qu'il est nécessaire d'aborder dans les tableaux ?
D'abord, un conseil : il n'est pas question que votre bilan fasse 4 ou 8 pages !!! Le maximum,
c'est 2 pages ! Synthétisez ! Vous serez jugé sur votre capacité à résumer. Ne donnez que les
points essentiels: marché (concurrents, produits principaux...) entreprise ( place, évolution,
réseau de distribution, communication antérieure,...) produit (performances, compétitivité, force
de vente et réseau de vente pour ce poduit, pub...). Moins vous donnerez de
points
"fourre-tout", plus vous mettrez en avant les "dominants" et, mieux votre bilan sera perçu !
De plus, je vous invite à faire quelques titrages-clés, à laisser des espaces entre chaque point et
à les mettre en valeur (numéro, point, tiret...).
4- La problématique peut-elle se réduire à une simple question contenant une seule
proposition ?
Non ! Vous ne pouvez absolument pas avoir le genre de problématique suivante :
" comment rajeunir la marque X ? " ou " comment inciter les clients à revenir
vers
la marque Y ? " Toute problématique doit contenir au moins deux propositions
traduisant
un paradoxe : 1 objectif général ( image, notoriété, comportement, fidélisation) et 1 ou
plusieurs contraintes (liées à un élément du mix, à la cible, à la présence de la
concurrence...).
Exemple : " comment promouvoir la notoriété de la marque
Z sur le territoire
nationalen sachant que son réseau de points de vente est limité à la
région
Parisienne ? ".Vous avez 1 objectif (notoriété) et 1 contrainte (le
réseau actuel).
En l'absence de contraintes, où est le problème ?
5- Dans plusieurs livres, j'ai remarqué que le positionnement est présenté
soit, sous une
forme globale, soit en ne donnant que les critères de la dimension objective
(pertinence, distinction, attractivité, durabilité). Qu'en pensez-vous ? Faut-il toujours
le formuler sous les trois dimensions ?
Oui ! Si vous ne donnez que l'approche globale, votre positionnement ne sera
pas justifié et
vous perdrez au moins 6 points sur les 8 attribués à cette partie. Si vous ne donnez pas la
dimension psychologique, cela signifie que vous ne tenez pas compte des motivations réelles
de la cible à toucher. Or, une entreprise, ne se positionne pas uniquement sur ses "plus"
distinctifs mais, sur les résultats (bénéfices) qu'elle est censée apporter à ses clients avec ses
différents produits.Par exemple : la diminution des rides en 15 jours pour un cosmétique,
le dépannage gratuit immédiat pour un contrat d'assurances...
D'ailleurs, cet aspect "résultat" que l'on retrouve dans la copy-stratégie prime sur les aspects
techniques distinctifs. Quant à la dimension symbolique, il est insensé (un vrai crime !)
de l'oublier ! Pour certaines marques, elle est essentielle et passe avant les autres dimensions
Posez-vous ces questions : "pourquoi achète-t-on des baskets Nike, New Balance,
Adidas ?" ; "pourquoi certaines personnes préfèrent-elles (indépendamment de leur
pouvoir d'achat) rouler dans une Audi, une Alfa-Roméo, une BMW, porter des jeans
Lévis's ou Lee Cooper ? "
Même en temps de crise, beaucoup de consommateurs continueront à privilégier les marques
qui véhiculent du symbolisme. Les couleurs de la marque, les logotypes renforcent
indéniablement leur prestige (ce qui n'est pas le cas quand on débute une activité !).
A telle enseigne, qu'un produit de marque (avec son logo) identifie l'acheteur. Le logotype
n'est pas seulement porteur de la marque mais "fabrique", par lui-même, de la qualité !
Souvenez-vous de l'incroyable (et inadmissible réflexion de Jacques Séguéla à propos
des montres Rolex ! Cela veut tout dire... On ne peut que déplorer la vilaine pensée de
l'auteur mais, quelle formidable publicié pour la marque Rolex ! Bravo Jacques ! A-t-on
mesuré l'impact sur les ventes ? Donc, oui. Les trois dimensions sont incontournables.
Et je donnerai une nette préférence à la dimension symbolique pour une grande
marque ! Faites preuve de professionnalisme et ne soyez pas scolaire !
Consacrez une page à la rédaction du positionnement. Et oubliez certains livres qui vous
induisent en erreur. Consultez les ouvrages de référence, ceux des auteurs suivants : Henri
Joannis, Jacques Séguéla, Jean Marie Dru, Bernard Moors, Sergio Zyman, Al Ries...
Livres, documents de cours en communication
à télécharger. Liens avec STRATEGIES, IPSOS, BVA, FRANCOSCOPIE...
6- J'ai vu des correctifs précisant les objectifs avant les cibles. Peut-on vraiment, faire
une liste d'objectifs, sans ordre, avant de détailler le ciblage ?
Non ! On peut effectivement parfois relever dans certains livres et, sur
l'internet, une démarche
plutôt surprenante plaçant les objectifs avant les cibles. C'est une aberration méthodologique.
A la rigueur, s'il n'existe qu'une seule cible (prospects ou clients par exemple), on pourrait
accepter que les objectifs soient précisés avant les cibles. De même, on pourrait faire valoir
l'existence d'objectifs communs à certaines cibles (objectif d'image corporate sur la cible
marketing et les cibles relais). Mais, de toute manière, les objectifs sont toujours spécifiques
par cible. Les objectifs sur des clients ne sont pas identiques à ceux visant les prospects.
Même chose pour la cible interne à l'entreprise ! Qu'est-ce que cela signifie de les globaliser
dans un listing de départ puisque l'annonceur attend des réactions qui ne sont pas de même
nature selon les cibles ? On ne plaque pas les cibles sur les objectifs mais les objectifs sur
les cibles. Il faut bien comprendre cela.La priorité des priorités est
donc de définir, d'abord,
les cibles ! Nécessairement.
7- Doit-on, dans la copy-stratégie, décrire seulement la promesse ?
Non ! La promesse n'est qu'une partie de l'axe de communication (la face visible qui est en
relation avec la dimension technique du positionnement). Elle consiste à développer les plus
distinctifs du produit ou de la marque durant la campagne. La promesse doit être complétée
par le
bénéfice consommateur qui correspond aux attentes réelles du client (le bénéfice est
en relation avec la dimension psychologique du positionnement). La promesse est distinctive
(fait valoir l'identité de la marque et du produit). Exemple pour la RTM (Régie des Transports
Marseillais), la promesse pourra être " la grande diversité des titres adaptés à tous les
segments de population ", le bénéfice mettra en avant les voyages effectués en toute sécurité
et à des prix compétitifs. Attention ! Préciser ces deux aspects aura un sens pour le concepteur
-rédacteur. Ou bien le concept visuel s'orientera vers la promesse (c'est souvent le cas
en matière automobile ou pour l'immobilier) ou, il s'axera sur le bénéfice (c'est le cas pour
les produits de beauté, les crèmes anti-rides, les lotions anti-pelliculaires...) .
Nous n'aurons pas le même visuel global dans les deux cas. Ce qui n'empêche
pas,évidemment, de parler des bénéfices dans la body-copie si levisuel parle de la promesse
et vice-versa. Mais, l'impact "phatique" ne sera pas le même.
8- Est-il conseillé de commencer la stratégie des moyens par un moyen pilote autour
duquel tourneront les autres médias complémentaires ?
Oui ! La répartition scolaire telle qu'elle est présentée entre les médias et les techniques hors
médias n'est pas judicieuse. Vous devez préconiser une démarche hiérarchisée en fonction
de l'impact à donner. Il faut donner la priorité aux moyens "locomotives", c'est-à-dire à ceux
qui vont propulser la campagne. Généralement, il s'agit, des techniques hors médias : salon,
exposition, journées portes-ouvertes, gala, concours des villages fleuris de
Provence, braderie...Viennent ensuite, les moyens médias qui graviteront autour
de ce moyen évènementiel pilote : presse magazine, radio, TV, édition, marketing direct,
internet...
9- Puis-je dresser une liste de médias classiques et hors médias sans les justifier ?
Non, bien sûr ! Vous perdrez les 2/3 des points. Ce qui est primordial c'est de justifier chacun
des moyens choisis en quelques lignes. Ne pas oublier de budgéter toutes les actions au fur
et à mesure.
10- La gestion d'un budget doit-elle faite sur l'année ou, exclusivement sur les périodes
de la campagne ?
Le budget annuel qui vous est attribué n'est pas à répartir systématiquement sur l'ensemble
des mois de l'année ! Votre budget doit concerner uniquement les périodes d'action sur
lesquelles vous allez décider une pression publicitaire. Les efforts doivent être conséquents
dès le début de la campagne afin de bénéficier de retombées rapides dès les premières
semaines ou les premiers mois.
Vous pouvez envisager deux ou trois périodes de quelques semaines ou de quelques mois
sur l'année mais, pas de plan sur 12 mois !
11- Comment construire un calendrier d'actions ?
Le calendrier doit faire apparaître les périodes de la campagne, média par média (présentation
de diagrammes ou de xxx dans chaque colonne de votre tableau). Il ne vous est pas interdit
d'insérer une colonne supplémentaire à la fin de votre tableau pour y récapituler les budgets
média par média). Enfin, justifiez les périodes d'action avec les moyens hiérarchisés.
Attention ! Ne construisez pas un calendrier en escalier (en choisissant un ou plusieurs médias
différents chaque mois ! Vous ne pouvez pas être efficace en procédant de cette manière-là !
Il faut maximiser les insertions publicitaires sur des périodes identiques pour permettre d'avoir
un impact.
12- Faut-il commencer le devoir par l'Erac même si cette partie se situe à la fin
?
Il est impératif de suivre chronologiquement les différentes questions qui vous sont posées.
Mais, si vous hésitez à répondre aux questions d'Erac, ne perdez pas votre
temps et
commencez immédiatement l'étude de cas ! Vous finirez par l'Erac. Notez que les questions
d' Erac valent entre 15 et 20 points alors que la stratégie est notée de 80 à 85 points.
La présentation est parfois donnée en sus (5 points au-delà de 100 !).
D.R. 12/12
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