L'éditorial de Dominique Régnier
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L'éditorial de Dominique Régnier
La Convergence Média
Près de 28 millions d'internautes ont consulté un contenu média par
l'intermédiaire de leur
ordinateur ou du téléphone mobile ces trois derniers mois (IPSOS). Ce système a un pouvoir
d'attraction auprès de 86% des internautes.
La Convergence Média aurait donc séduit 4,3 millions d'adeptes supplémentaires
depuis 1 an.
Le média radio vient en tête des médias
écoutés en convergence. 21,4 millions
d'internautes ont écouté la radio en direct ou en différé depuis leur ordinateur ou de leur téléphone
mobile. Soit 7 internautes sur 10. La consultation vidéo sur les sites TV ou les portails généralistes aurait attiré pas moins d'1 internaute sur 2 au cours des 3 derniers mois ! On peut
deviner l'élan irrépressible de certains qui n'auraient pu suivre la fameuse interview de Jacques Séguéla à propos des Rolex ou, le débat très vif des Européennes sur France 2, notamment entre
François Bayrou et Daniel Cohn Bendit...
Tous à vos ordinateurs !
Enfin, précisons que 8,9 millions d'internautes sont adeptes de la Convergence Média chaque jour pour s'informer et se distraire.
La montée en puissance de l'hypermédia internet
Selon le magazine Stratégies, le marché publicitaire français est dominé par le marketing
direct
(1ère place) avec 9,7 milliards d'euros (29,8% de Parts de marché) mais avec
une baisse de 2,4% des investissements à fin 2007. Cette technique est suivie par la promotion
réalisant 5,18 milliards d'euros (15,8% de parts de marché) et une hausse de 2,1%. La presse,
arriverait en 3ème position avec 4,4 milliards d'euros (13,4% de parts de marché) avec,
néanmoins, un recul de 2,5%. Quant au multimédia internet, il n'arrive qu'en 11 ème position
sur 13 avec 0,740 milliard d'euros mais la croissance des investissements aura été très forte
en 2007 : + 36,5% ! Si le cinéma est le parent pauvre des cinq grands médias (l'internet n'étant
pas le sixième média mais, un média classé dans la catégorie "hypermédia") sa progression
aura été la plus forte derrière internet avec + 9%.
L'agence ZenithOptimédia, nous indique que le marché publicitaire mondial accuserait un recul des investissements de 7% en 2008. En France, les ressources publicitaires auraient baissé de 5,5%.
Seuls la radio (+4,2%) et l'internet progressent (+ 8,5%) pour cette même année.
Si les quotidiens gratuits sont les journaux les plus lus, leur chiffre d'affaires recule de 14% pour
"Métro" et de 9% pour " 20 minutes". Cela n'empêche pas les quotidiens payants de voir
leurs ventes baisser de 2% pour "Aujourd'hui" et de 8% pour "Libération".
Le média internet a les faveurs de l'entreprise aujourd'hui. C'est le seul qui ne connaît pas la crise !
Comme le marketing direct, l'internet permet de mieux optimiser les campagnes de communication
à un moindre coût. Il fait mieux passer, et plus rapidement les informations techniques
et commerciales, et bénéficie de la réactivité immédiate, (quasiment en temps réel) du propect
ou client. L'internet a des atouts considérables. Un site internet rassemble, comme hypermédia,
un grand nombre de techniques médias et hors médias : l'édition au sens large du terme,
le marketing direct, la promotion, la télévision ou le cinéma avec l'insertion de vidéos
ou de liens divers...C'est une technique média incontournable pour l'annonceur. Elle doit figurer
en tête des préconisations !
Les méthodes de fidélisation traditionnelles ne paient plus...
Bernard Cathelat fait le constat suivant : " le consommateur a changé" Les méthodes classiques de fidélisation ne fonctionnent plus. Pendant longtemps, le consommateur intégrait dans
ses achats la notion de durée. Il se voyait, par exemple, attribuer des points lorsqu'il revenait vers la marque ou l'un de ses points de vente. Mais aujourd'hui, la précarité aidant, le
consommateur vit de plus en plus dans "l'instant". D'un côté, il admet de moins en moins les changements trop rapides des produits qu'il achète, refuse d'accepter certaines évolutions
technologiques qu'il juge superfétatoires et, de l'autre, il veut être servi tout de suite avec les meilleurs avantages et les meilleurs prix. Le consommateur se dit : "pourquoi revenir vers une
marque qui ne me donne pas entière satisfaction, qui ne songe en gros, qu'à prendre mon argent ? " Souvent, lorsqu'un achat est effectué, on ne voit plus, hélas, le vendeur ! L'acheteur d'une
grande marque auto qui est déçu par son vendeur, n'y sera plus repris ! Il achetera plus tard son nouveau véhicule d'une autre façon (sur internet par exemple).
Bernard Cathelat propose plusieurs remèdes à la fidélisation dont, entre autres, celui-ci : la marque dit-il, doit "redevenir une secte, une tribu, un clan, une religion, une philosophie..."
Vaste programme !
Il faudrait donc redonner de la valeur (de l'identité ?) aux marques.
Le sociologue cite Apple qui connote justement un certain nombre de valeurs par rapport à ses concurrents : la Californie, les innovations techniques, le design, une philosophie anti-IBM...
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